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 (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois

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Roland d'Artois

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MessageSujet: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Dim 29 Juin - 17:34

Il est vrai que l'on s'étonnait parfois des manières du dernier des Artois. Pour l'homme raffiné, il semblait que le marquis déchu de Mortain n'ai guère fait la transition entre l'ancien et le nouveau monde. La redécouverte des antiques vieilleries qui avaient permises de passer d'un âge à un autre n'avait sur lui pas la moindre emprise et sans le savoir, il était une relique médiévale déglingué, le dernier représentant d'une lignée en haillon et de puis longtemps privée de sa seigneurie. ( SIC Denethor) Aussi n'était il pas rare d'entendre dans ses diatribes infâmes des consonances Françoise puisque l'homme refusait fermement le dictat de cette académie française pédante et ...italianisante... Car oui, d'Artois issus d'une famille de guerrier n'avait que peu de respect pour les étrangers, les juifs et les maures. En fait, il n'avait de respect que pour quelques personnes, toute défuntes aujourd'hui mais desquels il avait été le plus vil serviteur.

Il faut dire qu'il s'en était passée des choses depuis le temps de palais lustrée où sa cousine et son cousins régnaient sur les deux plus grand royaume d'Occident, bien loin ce temps où il avait fait assassiner Adeodat 1er, où il avait craché à la face de Pascal et mit son neveu sur le trône de Saint Pierre... Il avait brièvement tenté de prendre le trône de France, mais force était de constater qu'une bande paysans eudois ne faisaient guère une véritable armée. Puis, au final, il s'était dit ne pas vouloir être le roi de...ça... ou peut être enfin, fusse l'alcool, cette emmerdeuse, qui l'avait conduit petit à petit à la fainéantise la plus crasse. Tant est que depuis quelques années le puissant marquis déchu de Mortain avait vécu de beuverie en beuveries, de bordel en bordel et de combat en combat. Il était ces temps ci revenu à Paris et voilà comment il l'expliquait à ce fidèle Lormet, valet de tout ses vices :


"Tu vois Lormet, Paris n'est jamais aussi intéressante que lorsqu'elle n'a plus de maitre...le premier sinistre est mort, parait-il... le roitelet de Camembert... Tant est que tu verra, la cour des miracles n'est jamais aussi riche qu'en ces moments où nobles et badauds viennent se faire dépouiller par les escroc et les putains. N'oublie jamais ça Lormet, plus c'est puissant, plus ça à d'vice et plus c'est facile à acheter. J'nous prévoit bien du plaisir"

Tant est que les deux compères passèrent leur première nuit à Paris dans une absence totale de lucidité, dépensant les rentes de Lancastre et d'Artois dans tout ce qu'on trouve de plus malsain. La nuit passa sans que l'excitation ne retombe et après s'être assuré quelques plaisirs suant et expéditifs, ils décidèrent en début d'après midi de changer de lieu, d'aller voir dans quelques rues des filles plus jeunes et mois cher.


"C'est les meilleures les pas cher, t'sais pourquoi Lormet ? Parce qu'elles se laissent paremplire avec plus de docilité, elles ont pas le choix, faut que ça bouffe et qu'ça nourrisse du bâtard criant... les champs ça paie pas..."

Aussi après s'être assuré d'être pourvu en vin les vit-on déambuler dans les rue de Paris au chant de " Mélanie". Ce fut là d'ailleurs que, toujours provoquant, d'Artois émit la proposition suivante :

"Viens on fait un détour par la basilique, faut quand même qu'on rende un dernier hommage au roi de Maroilles."


Voilà donc la genèse d'une scène bien connue de nos lecteur, où le manque de respect le dispute à la vulgarité. Tant est qu'après avoir gaiement semer le troubles et finit par la même la bouteille de vin qui se fracassa au sol suite au jet de Roland, les deux compère reprirent la route des plaisirs tarifés.

"Monseigneur, elle est mignonne la petite."

"C'pas une petite; Lormet, c'tin damoiseau. Qu'est ce que tu fous là gamin ? "


D'Artois de stature impressionnante couvrait totalement le gamin de son ombres.

"Lormet ! Va chercher à boire, que diable, je suis assoifé ! On va faire passer à la petite chose la plus belle journée de sa vie. Point de tapin pour toi mon gamin... d'ailleurs, la sodomie est un vilain pêché ! Mon oncle était pape, t'savais ça ? La religion et moi c'est une vieille histoire...j'en ai défroqué du curton hein Lor..."


Et ce disant il fouillait son pantalon à la recherche de sa bougette qu'il ne trouvait pas. On vit passé sur son visage aviné une expression de haine.


"Nom de dieu Lormet, on m'a rapiné mes écus !"

"Comment monseigneur, vous qui ne vous laissez jamais trompé en matière de sous. J'ai point d'écus, monseigneur, pour resoldrer la moindre vinasse."

"Bordel de merde ! "


Le gamin semblait tétanisé.

"T'inquiète pas le p'tiot, tonton d'Artois va quand même t'faire jouir de son prestige. Hé toi !"

Un homme vêtu bourgeoisement passait furtivement une venelle avoisinante. Un notable du coin sans doute, qui n'assumait pas ses penchants luxurieux et cherchait à consommer au plus vite une jeune femme plus alléchante que sa bourgeoise chiante ( qui de surcroit avait prit 50livres après son premier accouchement). L'homme sursauta. D'Artois insista. Il finit par s'approcher d'eux.


"Dis moi, l'inconnu. Mes amis et moi venons d'être victime du mauvais sort, et des petits pillards de Paris. Notre hôtel particulier est fort loin et nous n'avons guère envie de rebrousser chemin alors que le plaisir - et je sais que tu le sais, ne rougit point - est à quelques rues d'ici. "

Le bourgeois regarda d'Artois d'une regard pincé, outré de cette demande et piqué surtout, d'avoir été démasqué.

"Monsieur, je n'ai guère à vous prêter quoi que ce soit. Si vous désirez de l'argent, vous n'avez qu'à travailler..."

Le marquis déchu de Mortain éclata d'un grand rire froid avant de poser sa main sur l'épaule de l'homme. Lormet quant à lui, souriait en retrait.

"Travailler ? Mais mon pauvre ami, le travail c'est ce qu'on à inventé pour que les esclaves produisent pour les nobles. Ai je l'air d'un esclave, dis moi ?"

Et ce disant il montra sa chevalière, ultime preuve de sa toute grand lignée ; elle avait appartenu à son plus illustre ancêtre : Saint Louis.


"Allons donc, fait nous grâce de tes simagrée. Vu les manchettes que tu porte, c'pas quelques centaines d'écus qui vont te ruiner."

Le bourgeois encore plus piqué répondit avec dédain :


"Monsieur, vous n'aurez de moi rien d'autre que le mépris que j'accorde aux ivrognes."

C'en était trop; Roland perdit patience. Il serra un peu plus l'étreinte de sa main sur son épaule avant d'envoyer l'homme contre le mur par un coup de pied au ventre bien senti.


"Tu as entendu Lormet ? Le fiente m'a traité d'ivrogne ! Sais tu à qui tu parle, pauvre chien ?"

Le gosse sortit un instant de sa tétanie et tenta enfin de s'enfuir.

"Retiens moi ça Lormet ! Ah ces mômes..."

Il déposa son pied sur le gorge de l'homme à terre avant qu'il soit immobilisé tandis que Lormet se jetait sur le môme afin de l'empêcher de s'enfuir.

"... tu veux leur fait des cadeaux et c'est ingrat. Mon fils aussi était un sale petit ingrat. Il la payer de sa vie. "

Le bourgeois se mit à brailler :

"Laissez moi, par pitié, je vous donnerai tout ce que j'ai."

Et d'Artois de répondre :

" Non non...on t'as demandé poliment, gentiment, avec toute l'amitié du monde de nous prêter ta bougette, tu as refusé, pauvre fou, avec la morgue qu'on tout ces parvenus de la bourgeoisies. Ton crime certes, est moins grand que celui de beaucoup d'autre chiens de ton genre, mais tu payera le payera tout de même du sang. Histoire que tu n'aille pas raconter partout que le grand Roland d'Artois t'as fait les poche. "


Il sortit son fer de sa lame et d'un coup sec l'enfonça dans la gorge du bourgeois qui périt en un râle bruyant. Puis il se retourna, et donna un grand coup de poing dans le ventre de l'enfant.

" Toi, si tu sais fuir, c'est que tu sais parler aussi. J'vais te couper la langue."

Il ricana légèrement tandis que Lormet laissait choir l'enfant sur le sol afin de dépouiller la dernière victime de son maitre... d'Artois dirigea sa lame sur la gorge du môme, mais c'est alors qu'il s'apprêtait à l'enfoncer que....[/b][/b]


Dernière édition par Roland d'Artois le Sam 19 Juil - 19:42, édité 1 fois
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Lormet

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MessageSujet: Re: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Dim 29 Juin - 20:14

Lormet était le digne descendant d'une lignée de majordomes ayant toujours servi la famille d'Artois. Ils avaient toujours et servaient encore avec brio, jamais ils n'avaient été ni réprimandés ni même chassés. Il fallait dire que chacun à sa manière avait su se coller au caractère de son maître qu'il soit sale, colérique, fleur bleue ou respectable. Avec les années, le dernier des Lormet était devenu aussi odieux que le dernier d'Artois et cela ne l'empêchait pas de dormir la nuit, bien au contraire. Il le suivait partout, même dans les rues mal fréquentées et troussait la catin à même les rues si son maître le faisait sans craindre la maladie vénérienne. Lormet était le dernier de sa lignée, il n'avait jamais eu ni l'envie ni le goût de faire prospérer sa lignée et tant qu'il bandait, il espérait qu'on lui ramène un jour un bâtard. Ce soir, justement, l'odieux avait besoin de plaisirs charnels et ce soir encore le majordome le suivrait comme son ombre.

Lormet écoutait attentivement son maître tandis qu'il remettait ses brailles sans prêter attention à la gueuse qui pleurait d'avoir été souillée par un homme si laid. D'après tout, elle était de dos, la croupe humide encore en l'air et tout ce qu'il voyait étaient ses cheveux en bataille que ses mains avaient largement décoiffé.

Dignement, le majordome arrangea son col et lança une petite pièce à l'adresse de la jeune femme, pièce qui roula et chut malencontreusement par la grille d'une cave. Le "schling" qu'elle fit en tombant en contrebas résonna et l'homme eut un sourire cruel:


-Navré, madame, je n'ai plus un sou sur moi.

Il retourna ses poches vides pour preuve avant de détourner les talons pour emboîter le pas d'Artois. La virée était loin d'être terminée, d'ailleurs la soirée ne faisait que commencer. Elle ne serait parfaite que lorsque le foutre et l'alcool se seraient mêlé au sang.

Ensemble, ils entrèrent dans la basilique et d'un air dédaigneux le vieux regarda le tombeau de pierre. La Brie... Certes, il avait un nom bien français, nom qui sortait de mamelles et qui pourrissait petit à petit jusqu'à sa mort. Désormais, il ne lui restait plus qu'à bleuir et, pourquoi pas, à renaître en Roquefort ou Fourme d'Ambert. Tout était possible, plus rien n'étonnait désormais Lormet.


-Voici donc ce qu'il reste du Roi Pourri, une cave pour fermenter tranquillement. Ma foi, on n'aura jamais mieux traité un fromage.

Le majordome ricana et eut un geste d'approbation quand la bouteille éclata en mille éclats. Son maître avait du goût, rien n'accompagnait mieux le Brie qu'un bon vin rouge. Non, vraiment, la dépouille de l'usurpateur ne méritait même pas une telle distinction de la part d'un d'Artois.

Quand ils sortirent, Lormet cru voir une très jeune fille -allez savoir, avec l'âge sa vue baissait et l'alcool n'arrangeait en rien sa vision- et son commentaire fut sans appel. Il le désigna de son vieux doigt:


-Monseigneur, elle est mignonne la petite.

C'est qu'elle aussi, à l'étroite, il l'aurait bien troussée mais d'Artois ne tarda pas à faire choir son fantasme. Le majordome ne touchait pas aux garçons et condamnait la sodomie avec force, même si parfois il s'était senti tenté par quelques très jeunes garçons. Il aimait les chairs douces et délicates, même si aujourd'hui elles ne faisaient que lui rappeler combien les siennes étaient sèches et ridées.

A boire, le maître voulait à boire, mais à cette heure et dans ces lieux le vin était une denrée introuvable. Lormet ne pissait pas encore de vin, il décida donc de le laisser parler, ils chercheraient de quoi boire ailleurs, plus loin, plus tard. C'est alors qu'il agressa un vieux riche et sans ciller le vieux regarda son maître l'égorger tandis que lui-même tenait ce qu'il avait d'abord pris pour une très jeune fille. Le sang avait coulé, l'alcool avait été bu, le foutre avait été souillé... La nuit avait été parfaite. Un nouveau sourire cruel se dessina sur les lèvres du majordome qui ne lâchait pas le gamin se débattant.


-Allons petit, je serai d'avis que tu t'arrêtes de gigoter, un mauvais geste et... Clac ! Un bras est si vite arraché quand on est gringalet comme toi.

Le petit se mit à crier et Lormet lui cala son mouchoir dans sa bouche, prenant soin de la bourrer sans se faire mordre.

-Monseigneur, il sait parler et à cet âge-là les marmots ne savent pas mentir. Il m'est d'avis qu'on ne devrait pas s'arrêter à la langue...

Et d'un geste, il tira le ceinturon de l'enfant, ce qui laissa choir sa culotte d'enfant.

-S'il est seul, c'est qu'il n'a pas de parents. Nous ne devrions pas laisser la vermine se reproduire pour le bien de la France et de votre couronne qui vous revient de Droit ! Monseigneur, soyez souverain dans les rues et nettoyons-les de toutes leurs fientes !
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Roland d'Artois

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MessageSujet: Re: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Dim 29 Juin - 23:51

Ah Lormet, ce brave Lormet ! C'était une véritable amitié virile qui liait ces deux là. Les hommes ne sont vraiment amis que lorsqu'ils se sont partagé la même femme et qu'ils ont tué le même homme. Le temps les avait par ailleurs fait très amis. C'était Lormet qui de ses mains avait assassiné Adéodat 1er au risque d'aller en enfer. Artois lui avait fait ce jour, là promesse d'honneur d'y aller avec lui, pour l'avoir poussé au crime des crimes. La dette était plus que payée, il est vrai.

Le gosse commençait à gémir. Rien n'énervait plus d'Artois que les enfants, si ce n'est ces femmes qui parlent trop.  Mais Lormet fit bien vite cesser le concert, puis fit preuve d'une délicieuse cruauté. L'idée plaisait à d'Artois, de faire justice lui même, comme au temps des châteaux forts. Puis Lormet savait comment lui parler, l'évocation d'une couronne qui, il est vrai, lui revenait de droit était pour sûr le meilleur argument si l'on voulait que le géant déploie sur l'enfant toute l'étendue de sa justice.


"C'est vrai Lormet. Ce petit lâche ne mérite pas d'être père.  Regarde le, on lit l'enfer dans ses yeux."


Il s'agenouilla pour être à hauteur des yeux du môme qui pleurait et le fixa d'un sourire froid. La respiration du marquis déchu venait écarter à rythme régulier la trajectoire des larmes sur les joues de l'enfant. Roland d'Artois les sécha de sa main gantée.


" Mon petit, c'est la dure loi de la vie vois tu. Certains sont loups, d'autres sont agneaux. Et c'est, la sainte volonté de Dieu que les loups dévorent les agneaux."


Il éructa d'un petit rire amusé lorsque l'enfant des rues sembla pleurer de plus belle.

" Quoi ? Tu veux ta maman ? "

Puis son regard se tournant vers Lormet il éclata cette fois d'un rire puissant et gras apparemment très amusé de lui même. Il regarda à nouveau l'enfant dans les yeux, calmant petit à petit son rire cruel. Il dégagea légèrement la longue cape noir qui couvrait le sol autour de lui, afin de sortir de son fourreau une petite dague. Le môme frétilla à sa vue.


" Dis adieu à ta virilité !"

Il approcha vivement la dague mais...la retint au dernier moment avant d'éclater à nouveau de rire en se tournant à nouveau vers son valet.

" Mais...j'vais néanmoins faire preuve de clémence et pardonner ton affront, petit misérable.  Nous t'invitons à boire, et à manger, p'tit. Eclate toi la panse, profite bien de cette nuit. La seule nuit de ta vie où tu sera riche et influent, p'tit. La seule."

C'était là une ultime gentillesse de d'Artois qui, tout de même, avait un coeur. Certes, le marquis déchu autant que le valet savaient tout deux que demain matin l'enfant serait mort ; on le mettrait dans un sac et on le jetterait à la flotte ; c'était plus propre et puis ça permettait que mieux dormir.

"Allez, on part d'ici, vite, j'ai soif, Lormet ! Y'avait quoi dans les poches d'la gueusaille ?"


Il désigna du doigt le cadavre du bourgeois dont le visage était encore apeuré.  Soudain, au bout de la rue une voix retenti.

"Au nom du roi, je vous sommes de vous arrêtez."

Trois hommes en armes courraient vers nos trois amis. D'un coup sec d'Artois égorgea le gamin qui tomba au sol, déversant sur les pavés une marre de sang.

" On s'tire, bordel."
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Lormet

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MessageSujet: Re: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Lun 30 Juin - 11:32

Tenant le petit anéanti par un bras, Lormet fouilla sa poche et tendit sa main à son maître:

-Il avait quatre pièces d'or, de quoi se faire deux grasses soirées dans les plus beaux quartiers et le portrait d'une dame. Je l'ai trouvé joli, me permettrez-vous de le garder ? Vous savez, les soirs où nous ne sortons pas les nuits sont longues.


A son âge, Lormet était souvent pris d'insomnies et de ce fait il avait entassé dans sa chambre tout un tas de portraits féminins. Il en avait pour tous les genres et de toutes les tailles. Son préféré était celui de la femme de la Brie, d'ailleurs on ne la voyait plus trop la petite et c'était bien dommage. L'esquisse qu'il avait d'elle était de mauvaise qualité, certainement peint à la va vite par un amateur passant sa vie devant le palais royal. Il ne connaissait pas la dame sur le portrait qu'il venait de trouver mais une chose était certaine: elle était bien trop jolie pour que le bourgeois aille s'acoquiner avec les rats des rues.

Les festivités sur l'enfant allaient enfin commencer et dans le regard de Lormet une lueur cruelle brilla. Malheureusement, ils n'eurent pas le temps de s'amuser davantage, déjà la milice hurlait de le lâcher et le plaisir dût être écourté. L'enfant fut égorgé sur place, sa carotide tranchée ne lui laissant aucune chance de survie. De son cou, le sang giclait par poussées, le gamin ne tarderait pas à crever la bouche et les yeux grands ouverts.

N'attendant plus, le majordome se mit à courir et ne tarda pas à sa cacher à l'ombre d'une ruelle tout en regardant la milice continuer sa course dans la rue principale. D'Artois avait continué sa course ailleurs, mais d'Artois plus jeune et plus alerte avait toujours été le meilleur quand il s'agissait de fuir. Lormet resta un moment dans l'ombre du coupe gorge, l'oreille aux aguets. Tout ce qu'il pouvait entendre étaient des miaulements de chats, ces saletés de bestioles commençaient leurs chaleurs et hurlaient dans tous les coins leur envie d'infester davantage les rues envahies par leur présence. Cependant, ce n'était pas le seul bruit qu'il entendait... Au fond du coupe gorge quelque chose avançait lentement, prudemment... Quelque chose ayant des chaussures... Quelque chose de vraisemblablement humain.

Lormet sortit de la ruelle et continua sur la rue principale tout en cachant au mieux ses habits souillés de sang. S'il croisait la milice, il était bon pour crever aux oubliettes, mieux valait-il ne pas être ni vu, ni entendu.


"Putain, il se cache où d'Artois ?"

Il avait beau regarder à gauche, à droite... Personne. Il avança jusqu'à la taverne la plus proche qui soit encore ouverte et regarda par le carreau. Les miliciens qui les avaient poursuivi étaient à l'intérieur, interrogeant la patronne qui secouait la tête à la négative. Il ne serait pas bon de boire à cet endroit ce soir, d'ailleurs il n'était même plus bon de traîner dans le coin. "Pas vu, pas pris" avait-il appris, il ne lui restait plus qu'à fuir encore pour ne pas être vu.

Il se décida de rentrer à la maison, pensant que ce serait alors la meilleure chose à faire et il avançait prudemment de ruelles en ruelles sans jamais lâcher le manche de sa dague. Cette dernière avait un nom "l'égorgeuse" et la légende voulait que ce soit l'arme ayant mis fin aux jours d'Adéodat 1er, d'ailleurs les légendes veulent souvent bien de choses.


-MAAAAAAAAAAAOOOOOOOOWWWW !!!

-Putain d'sal'té d'bestiole de merde !

Lormet venait de donner un violent coup de pied dans un chat qui avait manqué de le faire trébucher. L'animal resta au sol, plaintif et tremblant. Sans ménagement le domestique l'écrasa et un "crrrrrrrrr" se fit entendre sous sa chaussure quand les côtes de l'animal se brisèrent. Soudain, dans la rue en face de lui, le bruit de chaussures se fit entendre à nouveau. Lormet tint fermement le pommeau de sa dague et plissa les yeux, tentant en vain de scruter l'obscurité.

-Monseigneur ?
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Roland d'Artois

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MessageSujet: Re: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Mar 1 Juil - 12:40

" Putain Lormet ! La Jeanne m'a tailladée la gueule !"

Le marquis déchu de Mortain venait de retrouver son fidèle valet au détour d'une ruelle. Une bonne demi heure avait bien passée depuis qu'ils s'étaient séparé, une infernale demi heure où d'Artois avait bien cru y passer, cette fois. Mais plus dangereux encore que la milices royales était la Jeanne ! La joue du marquis encore saignante venait d'ailleurs témoigner de la justice de la célèbre mère maquerelle de Paris.

Quand les gardes les avaient sommés de s'arrêter, Lormet et d'Artois avaient prit des chemins différents. Ils avaient l'habitudes de fuir et chacun comptait sur ses qualités propres pour s'en sortir. Lormet avait toujours été le plus doué là dedans, il savait comme une souris rentrer dans tout les trous, et pas seulement ceux des femmes. Aussi l'imposante stature du marquis déchu de Mortain l'avait elle toujours obligé à garder à ses trousses qui souhaitaient sa peau et après que le valet fut hors de dangers, les trois miliciens continuaient quant à eux de poursuivre un d'Artois qui eut bien de la peine à ranger, tout en courant, sa dague et sa rapière de leur fourreau.

Roland d'Artois ne doutait pas une seconde de l'issue des choses s'il se faisait prendre. Il n'avait que trop vu comment étaient traité les gens dans les bas fonds de Paris. Céans les lois n'avaient pas cour et le pouvoir s'exercerait entre les exactions policière et les règlement de compte maffieux. Il n'était pas rare de voir la milice rentrer dans un bordel, violenter tout le monde et sortir avec la caisse après avoir abattu le tenancier, dans l'impunité la plus totale.

D'Artois ne s'en était jamais plaint. Parfois même il s'en allait féliciter les gardes pour un travail si bien ficelé. Ces meurtres légaux avaient l'avantage d'effacer certaines dettes. Le marquis déchu s'était par tant de fois fait sycophante dans ce but. Mais alors qu'il fonçait de son pas de géant, bousculant sur son passage la moindre personne qui puisse ralentir sa folle courses, ils savaient que les miliciens ne feraient pas dans la dentelle. Ils logeraient entre ses deux yeux une balles de plombs avant de le dépouiller de ses bottes et de sa chevalière.

Cette chevalière avait appartenue à son plus illustre ancêtre : Saint Louis, pourfendeur des cathares béatifié pour un génocide. Elle avait donc à la fois un valeur sentimentale et une valeur marchande. Car elle était la clef qui lui permettait de vivre entre deux mondes, d'être à sa guise fait d'un bois différence ; un jours le plus instruit des nobles, le lendemains le plus vicieux des ivrognes. Cette bague avait par tant de fois prouver aux sceptiques sa puissante lignée.

Tandis qu'il courrait il entendit le bruit de la poudre, puis, du plomb vint déchirer sa cape noire et passa à quelques centimètre de sa jambes. L'instinct de survie sans doute le fit courir plus vite de ses immense jambes. Et bientôt les trois miliciens furent quelques peur distancés. D'Artois en profita pour prendre une rue à droite mais déjà il entendait les cri de la gardes se rapprocher de lui et un nouveau tir enfin passer au dessus de sa tête. Il tourna à gauche, dans une ruelle, puis à gauche encore avant de rejoindre une grand axe sans pavé où s'étalaient rebouteux, prostitués et mendiant.


"Monseigneur une p'tite..."

Dans son élan le marquis déchu de Mortain enfonça son large poing dans la face du mendiant qui venait lui réclamer l'aumône. Celui ci s'effondra sur le sol sous les rires des quelques filles de petites vertus vengées des avances sordides que l'homme leur faisait chaque jour. Impossible de fuir...d'Artois commençait à se résigner. Il faudrait combattre, c'était certains. Au carrefour entre deux ruelles boueuses desquels émanaient de vives odeurs d'immondices, il s'arrêta et se retourna, dégainant sa rapière et fixant à une trentaines de mètres de lui la mort qui s'avançait.

"Un Artois jamais ne ploie !" pensa-t-il afin de se donner du courage. Cette devise familiale l'avait toujours aidée dans les pires moments de sa vie et il lui semblait de Dieu, en l'entendant, s'inquiétait à nouveau des déboire de son plus infidèle serviteur. L'issue était proche, la milice s'approchait de plus en plus. D'Artois se préparait à donner l'estocade quand soudain à sa droite une voix familière sonna à son oreille.


"Pss ! L'Artois, ramène tes fesses par ici !"

Il ne connaissait que trop ce visage et ses formes pour les avoir maintes fois caressé. Il se jeta dans la ruelle de droite, glissant légèrement dans la boue urineuse avant d'entrer dans une pièce noire. On entendit le bruit d'une porte que l'on ferme.

Les pas de la milices se précisaient. On les entendit passer, puis s'éteindre dans le lointain.[i]

"Merci."

"Chuuut !"


[i]La voix de femme il ordonnait de se taire, et pour cause, les pas de la garde se précisèrent à nouveau et l'ont entendit des jurons et de vives interrogation étouffée par le bruit de la ville. Elle chuchota :


"Viens, on monte à l'étage."

Le marquis déchu de Mortain sentit une main prendre la sienne et le guider vers un petit escalier de bois qu'ils montèrent à tâtons. Enfin, une trappe s'ouvrit, laissant entrer la lumière et dévoilant l'incroyable quantité de poussières qui virevoltaient dans les airs. Ils arrivèrent à un bureau plutôt luxueux. D'Artois eu à peine le temps d'observer à nouveau les formes généreuses - pour ne pas dire grasses - de la Jeanne. Elle était la plus célèbre mère maquerelle de Paris. D'Artois avait fait sa fortune au temps de la gloire, quand il avait ses entré au palais et que son cousin était roi de France. Cela lui avait été simple à l'époque de rendre service à la Jeanne. Certaines concurrentes cassaient encore des cailloux dans quelques bagnes lointain pour des motifs purement fallacieux. Tant est qu'adjuvé une artésienne puissance, la Jeanne en avait rendu riche de l'orpheline ! Le marquis déchu de Mortain et la Jeanne avait été comme qui dirait " amoureux" quoique ce sentiment à proprement parlé leur étaient tout deux étrangers. Mais d'Artois avait trouvé dans cette immense ventre flasque et dans ses cuisses molle une sorte de paradis qu'il lui plaisait de visiter deux trois fois par semaine.

"Connard !"

La Jeanne colla sur la joue droite du géant une gifle bien sentie, du genre de celles qui claque et ns vous font mal que cinq minutes après l'avoir reçue. Il se frotta la joue avec un sourire des plus amusé. Il avait toujours aimé agacé autrui, plus qu'un sport, c'était devenu une passion.

"Enfoiré ! Chien galleux ! Charogne ! "

"Arrêtes donc de beugler la grosse et vient dans mes bras !"


Le sang de la Jeanne ne fit qu'un tour, et l'ont vit son visage devenir pivoine. Elle sortit un couteau et le pointa sur le visage de son amant à deux centimètres de son œil.

"T'avais dit qu'tu reviendrais ! "

"Et me voilà !"

"Me prend pas pour une pucelle, l'Artois ! T'es surement pas là pour rembourser ta dette !"

"Allons la grosse, c'pas pour quelques louis que tu va m'faire la peau... j'l'ai bien remplit ton gros ventre, ma belle. "


Il éclata d'un rire gras qui s'arrêta net lorsqu'il sentit le couteau s'enfoncer légèrement dans sa peau et lui tailladé le visage de de sous on œil droit jusqu'à la commissures de ses lèvres. Par reflexe, il flanqua une gifle à la Jeanne qui recula de deux pas. Etrangement, cette gifle sembla calmer sa fureur et l'on vit dans les yeux de la mère maquerelle comme une sorte de fierté. Certaines femmes sont ainsi faites qu'elle voient dans chaque coup de leur amant une preuve supplémentaire de leur amour. Elle lui tomba dans les bras.

"Merci la Jeanne, encore une fois tu m'a sauvé la vie."

"Et je le regrette déjà ! Si tu me rend pas mon pognon, l'Artois, je te dénonce."

"Mais la Jeanne, tu sais pourtant bien qu'un mort ça peut plus carotter ! Si tu veux ton or, faudra m'laisser aller la chercher."


Une fille, mi pute mi secrétaire, entra dans le bureau pour prévenir la Jeanne que la milice demandait à la voir.

"J'vais te couvrir l'Artois, mais j'veux voir mon oseille ce soir céans ! Sinon, t'es un homme mort. Mes petits rats de feront la peaux dans le noir. Si tu revient pas cette fois, je te conseil de plus jamais foutre les pieds dans les bas fonds."

D'Artois lui sourit, comme pour lui promettre qu'il reviendrait - ce dont il n'était pas sûr d'ailleurs. La petite le conduisit à nouveau dans la cave et le marquis déchu de Mortain sortit par la porte d'où il était venu. Il marcha précautionneusement pour éviter de croiser la milice, sa capuche sur la tête pour masquer le sang qui coulait de sa joue droite.

"Monseigneur ? "

" Putain Lormet ! La Jeanne m'a tailladée la gueule !"


Lormet connaissait bien la Jeanne. Il semblait même à d'Artois qu'il l'avait baisé une ou deux fois. C'est que la Jeanne était une femme très accueillante.

"C'est qu'elle veux ces milles louis, la grosse. J'ai pas envie de la rembourser. Viens, on s'tire de ce quartier. Ce soir c'est soirée champignons ! L'vieux Pierrot à été les chercher ce matin."

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Roland d'Artois

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MessageSujet: Re: (RP/Ouvert) Hôtel d'Artois   Sam 19 Juil - 19:43

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