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 [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "

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Belle

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MessageSujet: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Sam 20 Juin - 18:15

A bout de questionnements, la jeune fille s'était arrachée à ses prières. Au final elle ne se sentait pas prête à attendre la mort (ou l'ennui, ou la mort par l'ennui pourquoi pas) bêtement dans une cathédrale. Ah non !
A force de persévérance elle finit par obtenir quelques bribes d'informations, dans lesquelles les mots "épidémie", "Amériques" et "Berry" revenaient le plus souvent.

Seule debout, immobile dans les rues qui perdaient la tête, elle se mordilla la lèvre inférieure, soucieuse de ses prochains qui en un instant perdaient leur belle organisation civilisée pour ne plus être qu'une masse paniquée. Or, la panique des moutons, Belle connaissait en sa qualité de bergère. Et ces bestioles-là, ses voisins, le boulanger, les commères du lavoir et tous ces gens plus ou moins connus qu'elle côtoyait au quotidien, elle n'allait pas les laisser tomber aussi facilement ! Parce que vu comme ils étaient partis, désorganisés et affolés, bah ils n'iraient pas bien loin ces moutons-là. Au premier loup... euuh aux premiers brigands venus il n'en resterait plus grand chose.

Se retroussant les manches elle avisa dans un chariot une énorme marmite de cuivre et une bonne grosse louche dont elle s'empara, puis commença à cogner dessus de tout son saoul.


Puis-je ? Merci ?
Rouennaises, Rouennais !
Personne ne s'arrêta, tout au plus on lui accorda quelques regards vite détournés. Heureusement ce n'est pas ce qui allait l'arrêter. Elle soupira et reprit après quelques nouveaux coups sur sa marmite.
Allons je vous en prie, ne cédez pas à la panique ! Nous courons à notre perte si nous fuyons chacun de notre côté ! La route est longue, la nouvelle se répand vite et le voyage sera périlleux ! Enfin quelques personnes ralentissent, certaines s'arrêtent pour tendre l'oreille des fois que ça puisse leur être utile.
Notre maire doit certainement être en train de prendre les mesures nécessaires pour nous faciliter la tâche, du moins c'était ce qu'elle espérait, aidons-le en nous montrant prêts lorsque le moment sera venu !
Et n'oublions pas que le temps presse, à chaque moment que nous perdons à nous disperser l'épidémie progresse. Pour vos familles, ne traînez pas ! Rassemblez vos affaires, ne prenez que le strict minimum pour le voyage, le reste nous retarderait trop, vos vies comptent plus que vos biens !
C'est vrai que ne possédant rien elle n'avait rien à perdre, mais elle tâchait de trouver les mots justes qui pourraient rassurer ceux qui avaient une famille à assumer, des biens à abandonner... Des regards se levaient sur elle et elle savait bien qu'au final elle n'en savait pas plus qu'eux, pourtant puisqu'on avait choisi de l'écouter, même un peu, il fallait qu'elle invente des solutions. De toute façon ce ne serait que provisoire, en attendant que les autorités compétentes viennent les rassurer. Sa voix ne faiblit pas quand elle conclut.
Tenez-vous prêts dès que possible ici devant la mairie, en attendant notre maire laissez tous les véhicules le long des maisons, n'obstruez pas les rues ou nous ne pourrons pas évacuer.

Elle avait à peine fini que déjà on l'appelait pour qu'elle vienne donner son avis sur quelques personnes qui toussaient.
Dans son for intérieur, Belle n'en menait pas large. Elle connaissait et savait soigner quelques maladies à force de côtoyer bêtes et petites gens, oui, mais cette épidémie c'était autre chose et on ignorait encore ce qu'était que ce mal qui venait du Nouveau Monde...
Faisant confiance à son bon sens et puisqu'on lui demandait son avis, elle demanda à ce qu'on isole les quelques cas suspects dans une auberge apprêtée pour l'occasion et décida de s'y rendre pour voir si elle pouvait y être utile.
Elle reviendrait plus tard voir comment avançait le rassemblement et si le maire ou quelqu'un d'autre se décidait à s'occuper des rouennais.
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mercedes

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Ville : Toujours en Normandie ^^

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Sam 20 Juin - 19:45


Mercedes passa voir si des habitants avaient besoin d 'elle ,ne voulant pas croire a tout cela quand elle aperçu une jeune fille s 'occupait de personnes atteintes de toux ,les yeux horrifiés Mercedes avança vers certains qui pouvaient à peine marcher ,encore triste de la mort de son amie Marie ,Mercedes donna de l 'eau fraîche à certains et proposa à d 'autres d 'essayer de la suivre Mercé appela la jeune fille qui avait l 'air de connaître un peu la médecine .

Mercedes avait avec elle ,les potions et herbes prises chez Marie .
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Belle

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Messages : 65
Date d'inscription : 03/06/2010

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Sam 20 Juin - 21:13

Finalement, c'est dans les situations les plus difficiles que le meilleur de l'être humain se fait connaître.
Belle en était convaincue et en ce jour dramatique son cœur battait plus fort, car bien que tous les habitants de Rouen et des environs soient touchés par la perte d'un proche, le spectre de la ruine, la faim, l'effroi, la colère, la peur, il avait suffi de les encourager pour qu'ils se remettent à espérer, et mieux encore, à s'aider les uns-les autres.

Dans l'auberge on avait empilé les chaises dans un coin et rassemblé les tables nettoyées au milieu. Recouvertes de draps propres et séparées par des cloisons de fortunes le dispensaire improvisé voyait arriver à chaque instant toujours plus de malades. Les chambres de l'étage accueillaient les cas les plus sévères qu'elle estima préférable de tenir à l'écart au maximum.

Toutes les bonnes volontés qui avaient fini de rassembler leurs affaires en vue du départ étaient les bienvenues, une groupe composé d'une demi-douzaine d'hommes se chargeait de réguler le flux d'arrivants dans le centre de Rouen afin que surtout les rues ne se bouchent pas complètement, les femmes veillaient à rappeler aux rescapés l'importance de constituer des provisions, tandis que d'autres hommes encore en attendant les renforts officiels qui n'allaient sûrement pas tarder à arriver surveillaient les biens entassés à même le trottoir en empêchant les personnes malavisées de perpétrer les plus beaux cambriolages de leur vie.  
Belle savait que c'était d'une importance capitale que la ville ne soit pas livrée au sac et au pillage maintenant que les maisons se vidaient.

Lorsqu'elle vit arriver vers elle une belle femme bien vêtue, elle était occupée à écouter les plaintes d'un malade dans l'auberge. Se redressant après l'avoir réconforté du mieux qu'elle pouvait elle l'écouta et hocha la tête.


A vrai dire madame, ce fléau qui nous touche ne ressemble à rien de ce que j'ai pu voir...
J'ai envoyé tout à l'heure plusieurs enfants quérir un médecin mais pour l'instant aucun n'est revenu.
Elle soupira, s'exprimant à voix basse pour que les malades autour d'elles ne puissent entendre ses inquiétudes.
Mes connaissances sont limitées et pour l'instant je ne peux qu'essayer de limiter la douleur des cas les plus sévères. D'un geste du menton elle désigna l'étage de l'auberge. Et encore, les moyens manquent, bientôt nous serons à court de remèdes. Puis elle remarqua les diverses potions et flacons qu'elle tenait et lui adressa un sourire. Oh merci beaucoup, cela tombe à point nommé, nous devrions tenir jusqu'au départ. Ensuite... Belle préféra ne pas finir, elle ignorait encore si les malades feraient partie du voyage, mais dans leur état cela lui semblait fort peu envisageable.
Un malade allongé sur une table dans le fond commença à gémir de plus en plus fort et la jeune fille dut écourter leur discussion.

Je dois vous laisser à présent madame. Si je puis me permettre vous ne devriez pas rester ici, le risque de contagion est bien réel... J'ai déjà fait rassembler des familles devant la mairie, d'ici ce soir tous les habitants devraient être là, nous devrions constituer un groupe qui vérifiera chaque maison pour voir si nous n'oublions personne. Savez-vous ce que compte faire le maire ?
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Perceval

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Date d'inscription : 18/09/2013

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Dim 21 Juin - 22:32

Perceval avait trouvé refuge dans son bureau. Il ne s'y cachait pas, que cela n'attise aucune rumeur. Le jeune homme avait dû fermer le concours de l'été plus tôt que prévu, alors même qu'une charmante jeune femme venait présenter son labeur.
Le jeune homme, fort peu savant en terme de médecine ne chercha pas à aider tel un infirmier. Il aurait pu faire plus de mal que de bien.
Il retrouva le confort précaire de son bureau où il souhaita rédiger une missive pour toute la population. Malheureusement, les hommes qui lui servaient habituellement de coursier n'étaient plus présent.
Avaient-ils fuis ? La logique l'espérait, car si ce n'était pas le cas, ils pouvaient être affectés par ce mal qui gangrène la ville.
De ce qu'il avait pu comprendre, l'épidémie ne s'était pas contenté de Rouen. Bien que cela lui fît du mal de la penser, il l'aurait préféré.

Tout un Royaume en mouvement n'était guère bon pour l'économie et la structure du Pays. Il s'échappa donc de son bureau, alors même que Mercedes et Alazaïs fonçaient vers l'échoppe de feu Marie de la Rose pour quérir herbes et onguents à appliquer sur les blessés. En espérant que ces mixture suffisent à contenir ce mal qui dévorait le peuple de Rouen.

Lorsqu'il se retrouva dehors, de nombreuses personnes courraient, sans but, ils erraient sans fin. Perceval entendit le son d'une cloche. Du moins, il pris cela pour une cloche. Il découvrit alors Belle qui martelait une marmite de cuivre. Cette femme.

Perceval la reconnu sans une once d'hésitation. Heureux qu'elle ne se soit point inquiété plus que cela, bien que la situation l'exigeait un tantinet. Il ordonna à un garde de faire le tour de la ville et de frapper à toutes les portes. Si aucune réponse ne lui était donnée, il avait pour ordre d'entrer chez les personnes pour vérifier que personne ne se cache chez soit.

Soldat, ordonnez leur de nous rejoindre sur la place face à la mairie. La population doit s'échapper de ce bourg qui s'effondre. S'ils refusent, je vous ordonne de les mener ici de force. Il n'est pas question de jouer de vos sentiments, il s'agit ici de sauver des vies. Je prendrai la responsabilité de vos actes autoritaires.
Dépêchez vous ! Plus vous perdrez de temps ici, moins nous aurons de vies à sauver !


Perceval n'était pas fière de l'ordre quasi-militaire qu'il venait de donner. Mais avait-il une autre solution ? Il en doutait, et il ne devait point perdre de temps à se lamenter comme cela.
Il s'installa au centre de la place où des fiacres vides attendaient patiemment les ordres pour embarquer les populations. Perceval ne pût qu'être indigné face à tant d'inhumanité. Il se dirigea vers le premier valet qui devait conduire une des diligences.

Pourquoi votre fiacre n'est point encore rempli ? Qu'attendez-vous pour embarquer ces pauvres bougres ? Qu'ils soient contaminés ?
Embarquez les sur le champs et vous n'aurez plus à vous soucier de votre vie !


Perceval ne devenait pas agressif uniquement par plaisir, mais les gens devaient être évacué. Les premiers fiacres commencèrent à se remplir.

Très bien, maintenant fuyez jusqu'à Bourges ou Sancerre ! Ne vous arrêtez sous aucun prétexte. Les autres vous suivront ! PARTEZ !

Le carrosse démarra sur les chapeaux de roues. Les chevaux tirèrent aussi vite que possible. L'exode commençait enfin. Les fiacres commençaient à partir à tour de rôle. Perceval était content de voir les premiers survivants de cette prochaine ère.
Il s'éloigna alors et retrouva Belle.

Demoiselle Belle, je vous prie de bien vouloir laissez ces gens. Fuyez dans le prochains fiacre ! Il vous faut regagner un territoire sain !

Perceval laissa alors Belle, espérant que celle-ci l'écouterait. Il se rapprocha de Mercedes qui possédait nombre d'herbes médicinales et d'onguents qui pourraient être utiles au traitement de cette maladie.

Dame Mercedes, dites-moi comment vous aider à sauver ces gens ? Je vous en prie, je ne veux pas voir le peuple de Rouen s'affaiblir ainsi !
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Cartouche

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Ville : Sancerre (IG)

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Lun 22 Juin - 9:21

La toux dont souffrent les habitants n'est pas bénigne.
Il s'agit en fait d'une épidémie arrivée aux portes de la Normandie qui a été amenée par les bateaux en provenance des Iles lointaines.
De nombreux habitants sont décédés.
La panique gagne les survivants.
Il faut réagir et rapidement.

Un exode dans la Province du Berry a été décrété par les autorités royales.
Mais avant de quitter cette Normandie qu'il chérit, Cartouche doit prendre quelques dispositions.

Il se rend en son bureau de la mairie où il met dans une besace les papiers officiels importants qui pourraient être utiles en d'autres lieux.

Les habitants commencent à se rassembler devant la mairie.
Certains ont mis dans des malles ce qu'ils veulent emmener.
Les carrosses, charrettes, chariots et tombereaux arrivent sur la place.
Les premiers survivants hagards et souffreteux s'entassent à l'intérieur.

Le grand exode normand débute.

Cartouche décide d'être l'un des derniers à quitter Rouen.
Il faut absolument gérer correctement les départs.
Et surtout éviter des scènes de panique, ainsi que le pillage.

En arrivant sur la place ; il remarque Messire Perceval vers lequel il s'approche.

Monsieur le Maire.
Je me mets à votre disposition afin de nous gérions les départs des survivants à cette épidémie au mieux.
J'ai fait le tour de la ville.
J'ai pu constater que certains habitants entassent leurs biens, leurs meubles, leurs vêtements dans des chariots.
Est-ce bien nécessaire d'emmener des objets qui peuvent être contaminés ?
Et ces chariots surchargés ne risquent-t-ils pas de ralentir les convois ainsi constitués ?


Sans plus attendre, il aide un groupe de vieillards et d'enfants à embarquer dans les diligences qui vont bientôt partir en direction du Berry.

Le voyage sera long, plusieurs jours, voir semaines ; car il peut y avoir des incidents sur les routes.
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Belle

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Messages : 65
Date d'inscription : 03/06/2010

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Mar 23 Juin - 18:23

Et voilà. Le premier contaminé à mourir dans l'enceinte de la ville venait de s'éteindre devant ses yeux. Elle serrait encore sa main dans la sienne, la jeunette est pieuse, elle avait tenu à soulager ses derniers instants après qu'un curé ait recueilli sa confession.

Belle était sous le choc, c'était une évidence. La mort elle connaissait, elle n'était pas la dernière des gourdes non plus et savait comment finissaient les cabris et les veaux dont elle s'occupait. Mais mourir ainsi d'une maladie foudroyante sans même savoir donner un nom au mal qui vous terrasse, c'était révoltant.
Lorsqu'on emmena ce corps dont elle ignorait le nom et qu'elle vit autour d'elle les autres malades, encore vivants eux, ainsi que les décoctions que lui avaient apportées Mercédès, la jeune fille ne se laissa pas le temps de s'apitoyer. Il fallait tenir le coup.

Après s'être frotté les mains dans de la poudre de cendres elle alla donner quelques instructions pour qu'on brûle les tissus qui avaient servi à allonger le mourant et qu'on les remplace.


Non, ceux qui toussent fort ne doivent pas être allongés ou ils s'étoufferont ! Belle rattrapa in extremis une femme d'un âge certain qui secouée d'une quinte de toux incontrôlable avait failli chuter de la table où elle était installée puis l'aida à se redresser pour l'asseoir sur un siège contre un mur. ...ou bien ils se casseront le nez. Voilà... Je sais que ce n'est pas facile mais tâchez de vous tranquilliser madame, courage... Belle avait toujours fait preuve d'une grande empathie avec ceux qui en avaient besoin. Peut-être sa propre histoire avait un rôle à jouer là-dedans.

Après cet épisode tragique elle voulut au-dehors calmer un peu les coups sourds qui frappaient à sa tête et vérifier par la même occasion si elle ne voyait pas revenir un des garçonnets envoyés quérir un médecin, lorsqu'elle croisa monsieur le maire. Il semblait grave et soucieux comme tout le monde et la jeune fille compatit intérieurement à la lourdeur de sa mission dans de pareilles circonstances. Pour ne pas l'accabler elle préféra ne pas lui parler de ce premier mort dans leurs rangs, de toute façon il devait s'en douter, et le décompte des disparus ne ferait que commencer...


Demoiselle Belle, je vous prie de bien vouloir laissez ces gens. Fuyez dans le prochains fiacre ! Il vous faut regagner un territoire sain !


Ah...
Belle eut l'impression qu'on la grondait comme une enfant. Elle en avait presque l'âge, c'est vrai, mais ne l'était plus depuis longtemps par les épreuves traversées. Cette épidémie en était une de plus et soit elle en sortirait grandie, soit...
La jeune fille n'eut pas l'occasion de lui répondre, le maire était déjà reparti. Elle hocha donc la tête pou elle-même : oui elle penserait à prendre son baluchon et à fuir vers la terre promise.
Mais pas tout de suite, pas tant qu'on avait encore besoin d'elle là où il y avait des personnes en grande souffrance  soulager du mieux qu'elle pouvait.

Déterminée à faire de son mieux, Belle retourna s'occuper des nouveaux malades qui arrivaient à chaque instant.
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Alazaïs

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Messages : 271
Date d'inscription : 15/09/2013
Ville : Rouen

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Mer 24 Juin - 11:16

Alazaïs se rendit là où les diligences étaient rassemblés pour l'exode. Elle avait elle-même mobilisée son propre fiacre, mené par Jules et Dorotha, ses domestiques. A l'intérieur, se trouvait un coffre dans lequel Alazaïs avait emporté le strict minimum, couvertures, habits de rechanges, nourriture, eau, louis d'or. La seule chose qu'elle n'avait pas voulu laisser derrière elle c'était son arc et ses flèches qu'elle portait maintenant sur elle. Pour le reste, la jeune fille avait lancé un regard perdu sur toutes ces possessions essayant de se convaincre qu'elle reviendrait un jour, même si elle savait au fond d'elle que ce serait impossible.
Elle était ensuite passer un instant dans la maison de feu Marie sa pétillante amie, pour aider Mercedes à récupérer onguents, plantes et breuvages qui pourraient servir aux malades. La visite chez son amie qu'elle ne reverrai plus avait achevé de ruiner son état d'esprit, habituellement éternellement optimiste.

Elle était donc là à marcher mécaniquement à côté de la diligence, le regard éteint. Malgré les prières et remontrances de la gouvernante elle n'avait pas voulu monter elle même dans le fiacre. Elle préférait marcher à côté l'air lugubre, passant dangereusement à côté d'habitants condamnés par la maladie sans même les voir vraiment.

Le petit groupe une fois arrivé sur le lieu du départ rangea donc la diligence à côté de celles des autres. Alazaïs, lasse, chercha dans la foule un visage connu. Il y avait des personnes partout, des cris fusaient de toutes part. Des premières diligences se mettaient en mouvement, certains groupes partaient à pied ou à dos de mulet...
Mais la foule, chose inévitable, contenait également quelques personnes de peu de foi, tentant de subtiliser leurs maigres possessions aux villageois en partance. Un homme se retrouva d'ailleurs en déroute de par une flèche bien placée tirée par Alazaïs. Elle avait vu l'homme s'en prendre à plus faible que lui, et s'il y a bien une chose que ne supportait pas la jeune fille c'était l'injustice. Cependant la demoiselle pressa le pas pour retrouver ses amis, car si elle tombait sur une bande de vilains, son arc ne ferait pas le poids.

A force de persévérance, elle fini par apercevoir Perceval qui donnait des ordres à tout va. Elle poussa un soupir de soulagement en le voyant en bonne forme. Elle fut également contente de constater que Cartouche qui se trouvait près de lui, était toujours sur pied et semblait en bonne forme.


-Bonjour messire Cartouche, je suis heureuse de constater que la maladie ne vous a point touché. J'ignore si vous le savez, notre amie Marie n'y a pas survécu ce qui d'une part me chagrine profondément, et d'autre part me fait craindre à chaque instant de voir tous mes amis gisant et sans vie.


Puis Alazaïs remarqua qu'une jeune fille, que venait de laisser Perceval, s'affairait à s'occuper des malades qui arrivaient toujours plus nombreux. Elle ne semblait nullement craindre ce qui l'entourait et paraissait posséder quelques connaissances en médecine.
Après l'avoir observé faire un instant elle s'approcha de celle-ci :


-Excusez-moi mademoiselle, je vous ai observé un instant et j'admire le courage que vous mettez à soulager ces pauvres gens. Tenez j'ai d'ailleurs avec moi des onguents et potions si elles peuvent vous être utiles... ah j'ai oublié de me présenter je suis Alazaïs. Un pâle sourire apparut sur le visage de la jeune fille, pour s'éteindre aussitôt tant ses pensées étaient sombres.  Elle se tut un instant puis poursuivit avec crainte :

Mais faites attention à vous je vous prie, cette maladie semble des plus contagieuses et dévastatrices. Ordre nous a été donné de la fuir en quittant la ville et j'ai peur qu'à rester ici trop longtemps nous n'emmenions ce fléau avec nous et qu'il ne décime le convoi tout entier en un rien de temps...

La jeune fille jeta un regard plein d'inquiétude vers les villageois qui continuaient de quitter la ville. Elle attendrait que tous soit partis et fermerait la marche en compagnie de ses collègues et amis.
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Cartouche

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Messages : 820
Date d'inscription : 11/04/2013
Ville : Sancerre (IG)

MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   Dim 5 Juil - 12:21

Rouen s'est vidé progressivement de ses habitants.
Le Maire Perceval, les Conseillers Alazaïs et Cartouche ainsi que la Demoiselle Belle ont aidé au mieux afin que cet exode se déroule sous le meilleurs hospices.
Après une dernière vérification pour qu'il ne reste pas cloîtrés dans une maison un enfant ou une personnes âgée ; Cartouche met le feu aux maisons pour que le virus ayant engendré cette épidémie mortelle ne s'essaime pas hors les murs de la ville.
Il retrouve devant la mairie Perceval, Alazaïs et Belle.
Après avoir chargé dans une diligence ce qu'ils ont pu sauver, Cartouche monte le vieux cheval Tornado, qui fut la propriété de feu son frère Kallimero, qu'il ne veut pas abandonner sur place.

Nous pouvons partir.
Il n'y a plus personne, nous sommes les derniers rouennais.
En route.


Ils quittent avec regrets leur ville, prenant la route d'Orléans, ville étape pour rejoindre le Berry où une nouvelle vie les attend ...

Citation :
La suite de l'aventure sur le nouveau forum ...
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MessageSujet: Re: [RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "   

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[RP ouvert] Rassemblement devant la mairie, "on a marché sur le Berry ! "
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